1. Le code du Bal

Le code de la danse de Salon se définit comme un ensemble de règles applicables à tous, sans exception, dans le but de permettre de réaliser des soirées agréables pour tous les participants et de respecter l’ensemble des danseurs et danseuses qui la composent.

Le respect de ces règles, loin d’être une contrainte permet au contraire de créer une harmonie collective au-delà de la liberté individuelle des couples de danser leur propre danse.

Évidemment, cet ensemble de règles s’ajoute aux règles du savoir-vivre, de la bienséance et de la politesse de la vie en société.

A. Les règles liées à la danse.

1. Le respect de la musique.

La danse repose sur la musique. Il faut donc d’une part s’efforcer de danser sur elle et non à son encontre et, d’autre part, adapter sa danse au style de la musique.

2. Le respect du groupe.

La danse qui implique des déplacements dans un espace délimité, à savoir la piste de danse sur laquelle évoluent les couples. Le principal risque est celui de la collision étant donné la proximité plus ou moins grande des autres couples. Dans une très large mesure, les règles de conduite ont pour objet d’éviter toute collision et repose sur des principes simples le plus souvent fondés sur le bon sens. en images (une fois les premières images cliquez sur la vidéo)

2.1. Le sens du bal.

Les danseurs doivent évoluer dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Par conséquent, la marche arrière est interdite. Toutefois, un pas en arrière est possible à condition que cela ne gêne pas le couple qui se trouve derrière. En revanche, on peut faire un pas en arrière quand on est de côté (perpendiculaire à la ligne de danse) en prenant la précaution de regarder si cela ne gêne personne.

2.2. Les lignes de danse. Il y a trois voies d’évolution.

  • La ligne extérieure où, il est impératif de ne pas retarder les danseurs qui suivent. Par conséquent, les figures doivent être très limitées et en tout cas ne jamais freiner ou retarder le mouvement de la piste.
  • La ligne intermédiaire qui est plus à l’intérieur de la piste est réservée aux danseurs plus lents mais toujours en respectant le mouvement de la piste.
  • Le centre est davantage réservé aux danseurs qui pratiquent les figures, ce qui ne veut pas dire que le centre peut être approprié par un ou deux couples. Là encore, on doit respecter les autres danseurs.

Ainsi, quand chacun respecte la ligne de danse et les distances entre les couples, les risques de collision sont limités.

2.3. Chacun sur sa ligne. On doit rester sur sa ligne de danse. Doubler un couple doit rester une exception et toujours se faire par la piste intérieure. En doublant par la droite, les risques de collision sont en effet très importants puisque la vue du cavalier doublé est inexistante ou presque sur son côté droit. Normalement, on devrait à la fin d’une danse avoir devant, derrière et sur le côté, les mêmes couples qu’au début puisque la musique est la même pour tout le monde et que la ligne de danse est fixe.

2.4. L’entrée sur la piste. En entrant sur la piste pendant un morceau, on casse presque nécessairement la ligne de danse des autres couples, sauf si l’espace est très suffisant pour ne pas gêner les couples qui évoluent, d’où l’intérêt de le faire au moment opportun.

2.5. L’adaptation à l’espace. En fonction de l’espace et de la densité des danseurs, on doit adapter sa danse et contrôler ses déplacements pour éviter les collisions. Quand on ne le fait pas, on crée un climat de dangerosité pour les autres couples qui est particulièrement mal ressenti. Aussi, les figures aériennes sont à proscrire dès qu’elles ne peuvent pas être effectuées en toute sécurité pour les autres couples. Une piste de danse est matériellement définie et partagée et donc chacun doit évoluer dans une surface proportionnelle à celle des autres.

B. Le respect du partenaire.

1. Le confort de danse.

Le danseur doit avant tout proposer et non forcer sa partenaire à exécuter tel pas où figure, et bien entendu instaurer un climat de sécurité et de confiance en étant attentif à elle.

2. Être le plus possible dans la musique.

Ce qui suppose de s’abstenir de parler durant la danse sauf nécessité. Quand on a envie de parler, mieux vaut bavarder tranquillement en dehors de la piste.

3. Une soirée dansante n’est pas un cours.

Les personnes qui vont en soirée, viennent pour danser. Il est particulièrement déplaisant de « donner un cours » à sa partenaire (dont au demeurant rien ne permet de penser qu’il est de qualité… ).

4. La courtoisie.

Sauf exception (incivilité, manque de respect, brutalité), il est incorrect de ne pas danser la danse dans son intégralité. À la fin de la danse, il convient de quitter la piste et de raccompagner sa partenaire si on ne souhaite plus continuer de danser avec elle.

C. Les excuses.

Malgré toutes les précautions que l’on peut prendre et comme dans toute activité de groupe, il arrive qu’un incident se produise. C’est le cas notamment d’une collision plus ou moins forte entre danseurs. Il appartient au danseur qui a bousculé quelqu’un de s’excuser. Il y a deux manières de le faire :

  • Sans interrompre la danse, on peut faire un signe de la main ou un geste qui montre que l’on s’excuse
  • Attendre la fin du morceau et aller s’excuser.

D. Le comportement durant les pauses.

Dans une soirée, en dehors de la danse, il y a aussi quelques règles à observer durant les pauses afin de respecter les couples qui dansent.

  • On ne doit jamais couper la piste de danse quand les danseurs évoluent même si cela oblige à faire un détour.
  • Les déplacements le long de la piste de danse.

Quand on doit se déplacer en bordure de piste (pour aller s’asseoir, aller au vestiaire, aller au bar, etc.), il faut s’assurer de ne pas gêner les danseurs. Ce n’est pas aux danseurs de s’arrêter ou de faciliter le passage à une personne qui ne danse pas. Si la personne ne peut pas passer sans gêner, il lui appartient d’attendre la fin de la danse.